Un dispositif expérimental contextualisé travaillant sur un ensemble de leviers techniques (rotation, travail mécanique, biocontrôles, couverts végétaux)

Un équilibre entre une qualité alimentaire optimale et un niveau de production digne pour l’agriculteur

Une exploitation agricole située en zone périurbaine, confrontée à l’enjeu d’exposition des habitants et des agriculteurs aux produits phytopharmaceutiques

Rés0Pest/Reduce, Késako ?

Affilié au RMT Système de culture innovant, Res0Pest est un réseau constitué de 8 sites d’expérimentation en Grandes Cultures et Polyculture-Elevage.

Les objectifs sont de concevoir, expérimenter et évaluer les performances de systèmes de culture sans pesticide et d’analyser le fonctionnement de ces agroécosystèmes, et notamment les régulations biologiques.

La conduite Res0Pest se différencie de l’Agriculture Biologique puisqu’elle se réserve le droit d’avoir recourt aux engrais chimiques. 

Achevé en 2017, ce projet se poursuit aujourd’hui avec le projet Reduce, qui, en parallèle de la contrainte zéro-pesticide, intègrera encore plus les biocontrôles.

3 Objectifs :

  • Maximiser une production commerciale sans recours aux pesticides de synthèses et respectant les cahiers des charges des filières en limitant l’impact des bioagresseurs
  • Limiter les impacts environnementaux autres que ceux liés à l’utilisation des pesticides : limiter la consommation énergétique et la consommation en eau
  • Maintenir la marge de l’agriculteur

Des enjeux de territoire non négociables :

    • Ne pas recourir aux pesticides de synthèses, y compris les traitements de semences dans un contexte péri-urbain
    • Inclure, autant que possible, les cultures principales de la région (pour l’Occitanie, le blé dur) et garantir un revenu digne pour l’agriculteur

ResOPest-Reduce et nous :

La Plateforme Agroécologie, en étroite collaboration avec le domaine expérimentale de l’INRAE de Toulouse, participe à la co-conception, à la mise en place et au suivi de l’essai système Grande culture en Région Occitanie.

Le système ResOPest était constitué de 5 parcelles de sorte que chacune des 5 cultures de la rotation soit présente chaque année.

Les grandes spécificités de cet essai sont la conduite d’un blé dur en zéro-pesticide et la maximisation des moyens de luttes mécaniques sur l’ensemble des cultures du système.

Le système Reduce maintien le Blé Dur, culture phare du Lauragais, tout en cherchant à diversifier cette rotation, notamment par l’introduction d’une légumineuse supplémentaire (pois chiche). En plus d’acquérir des références techniques locales sur une culture répondant à deux nombreux enjeux agronomiques (gestion de l’azote dans le système, changements climatiques…) et sociétaux (consommation d’eau, production de protéine végétale à destination de l’alimentation humaine), cela donne également  plus de souplesse pour la gestion des adventices.

Des ateliers de co-conception ont d’ailleurs permis de mettre en place des règles de décision permettant d’adapter la gestion de l’interculture à la réalité du terrain, notamment vis-à-vis du salissement des parcelles (types de flores adventices et pressions de salissement). En fonction des pressions observées, ces règles de décisions permettent de déplacer le curseur entre les différents objectifs agronomiques (gestion des adventices, structuration du sol, fertilité des sols, nutrition et gestions des autres bio-agresseurs…), tout en maintenant les contraintes liées aux enjeux de territoires (qualité alimentaire, exposition aux produits phytopharmaceutiques…) .

Le système Reduce s’interdit toujours l’utilisation de pesticides de synthèse et mobilise des leviers agronomiques (rotation, intervention mécanique). Il cherche cependant à intégrer plus encore la couverture des sols et l’utilisation de biocontrôles/biostimulants dans la conception des références techniques locales.

Le mot des pilotes de l’expérimentation

« Le dispositif Res0Pest d’Auzeville constitue à la fois un lieu de collaboration rapproché entre l’INRA et le Lycée Agricole et un support pédagogique de qualité pour la formation des apprenants, soit des élèves dans les cursus agricoles, de la seconde à la licence pro, soit des adultes en formation continue au CFPPA. Le site est régulièrement visité par les professionnels de l’agriculture et constitue un support pour l’innovation et de transfert technologique entre la recherche et le développement agricole » 

Sophie Rousval (Directrice de l’exploitation du lycée d’Auzeville) et André Gavaland (ex-Directeur du domaine expérimental de l’INRA)

En partenariat avec :

Action soutenue par :