• POLLINIS’ACTEURS

    Maximiser les services écosystémiques
    sur l’exploitation de l’EPL d’Auzeville
    et sur son territoire

95% : C’est la contribution des abeilles à la production de colza semence (Cetiom, 2011) 

30% : C’est la contribution des abeilles à la production de colza de consommation (Cetiom, 2011) 

86% : C’est la contribution des abeilles à la production de tournesol semence (Anamaso, 2013) 

Pollinis’acteurs, Késako ? 

Préserver le service de pollinisation représente un enjeu majeur du Lauragais, où le colza et le tournesol représentent près de la moitié de la sole cultivée. Les rendements de ces cultures entomophiles restent complètement dépendants de la présence et de la diversité des pollinisateurs.  

Par ailleurs, le contexte péri-urbain de l’exploitation du lycée d’Auzeville est une motivation supplémentaire pour diminuer plus encore l’utilisation de pesticides. C’est ainsi que l’exploitation s’est proposée pour porter le projet Pollinis’acteurs qui regroupe plusieurs grands objectifs : 

Des objectifs techniques 

Elaborer des références techniques locales en matière de choix, d’adaptation et de gestion des infrastructures agro-écologiques (IAE), et tester des alternatives à l’utilisation d’insecticides et de fongicides (utilisation de biocontrôles).  

Des objectifs pédagogiques 

Replacer les enjeux territoriaux au cœur de l’enseignement agricole. L’idée est de permettre aux apprenants d’appréhender les pratiques menées au sein de l’exploitation agricole en lien avec les enjeux du territoire. 

Des objectifs territoriaux 

Sensibiliser et former des agriculteurs et des conseillers agricoles aux pratiques potentialisant les services écosystémiques et favorables au maintien d’une bonne biodiversité.

Et concrètement, Pollinis’acteurs, c’est :  

Au niveau extra-parcellaire : 

  • Un diagnostic des IAE (principalement les haies) de l’EPL et des exploitations partenaires (Tarn-et-Garonne) 
  • Un travail de screening d’espèces pour la mise en place de bandes fleuries (compromis entre la faisabilité pratique pour un agriculteur et l’apport alimentaire pour les pollinisateurs) 
  • Un suivi de pollen pour déterminer les IAE et les espèces relais les plus importantes pour les abeilles des ruches de l’exploitation 
  • Une synthèse sur la complémentarité et l’intérêt des IAE à travers l’étude du label Haute Valeur Environnementale pour valoriser les pratiques de quelques exploitations dans le BV de la Gimone 

Au niveau intra-parcellaire : 

  • Des essais SDP (Stimulateur de Défense des Plantes) afin de diminuer la dose de fongicides appliqués sur blé (si le blé ne constitue pas une ressource alimentaire pour les abeilles, il reste toutefois une culture majoritaire sur le Lauragais et se trouve donc dans la zone d’approvisionnement des abeilles qui se retrouvent également touchées par les fongicides).  
  • Des essais huile essentielle pour lutter contre les bruches tout en diminuant le recours aux insecticides 

Le mot de l’apiculteur

« Faire partie d’une structure qui porte le CASDAR pollinis’acteurs représente plusieurs atouts pour ma mission d’apiculteur à l’exploitation du lycée : 

  • Le travail d’identification et de plantation d’espèces végétales dans les haies et les bandes fleuries apporte des ressources aux abeilles à des moments cruciaux de leur développement, évitant les carences par la diversité et l’étalement de floraison des espèces choisies. 
  • L’attention portée à la réduction des pesticides diminue les risques d’intoxications, que ce soit de manière aigüe ou de manière diffuse, dégradant peu à peu la vitalité des pollinisateurs. De plus cette démarche est bénéfique bien sûr pour les futurs agriculteurs en formation qui apprennent des applications et des méthodes alternatives, mais aussi pour les futurs apiculteurs en cursus BPREA qui viennent pratiquer avec moi sur l’exploitation. Outre des informations sur les plantes mellitophiles disponibles dans nos environnements agricoles, ils pourront plus tard échanger avec leurs voisins agriculteurs sur les pratiques utilisées ici dans le cadre du CASDAR. 

 

Comme les insectes et les fleurs, apiculteurs et agriculteurs sont interdépendants. Nous avons le devoir de travailler ensemble pour maintenir la biodiversité, pérenniser notre environnement et garantir la qualité de vie des générations futures. » 

Cédric Lauras, apiculteur sur l’exploitation du lycée d’Auzeville – 

Abeille domestique (Apis mellifera) sur fleurs de phacélie (Phacelia sp.)

Anthea Panicco ©

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